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Histoire et patrimoine - D’hier à aujourd’hui

Le nom de Maria

Les deux noms de Carleton et de Maria remontent au XVIIIe siècle. En 1795, Guy Carleton, le deuxième gouverneur anglais du Canada, ancien officier de Wolfe sur les plaines d'Abraham, inspirera le nom du village voisin; celui de sa femme, lady Maria, élevée à Versailles, inspirera le nom de notre village.

 

Les pionniers

Les pionniers de Maria, comme ceux de Carleton et de Bonaventure, furent d'abord et avant tout des Acadiens, échappés des ruines de Beaubassin, en juin 1755, et partis en fuite, avec leur famille, dans les grands bois du Nord. Le barachois de Carleton les hébergea dès l'automne 1755. Ils continuèrent d'arriver les années suivantes. La nécessité de disposer de plus d'espace cultivable provoqua sans doute le peuplement vers l'Est, c'est-à-dire vers le territoire actuel de Maria.

Ensuite, arriva en 1775, une goélette des Robin ramenant de Bretagne 81 Acadiens. Les Robin, maîtres pêcheurs de l'Ile Jersey, attirèrent alors beaucoup de jeunes Canadiens français de Rimouski, de Montmagny et de Bellechasse, qui viennent passer l'été à tirer la ligne sur les fonds de Miscou quand ce n'est pas du côté de Terre-Neuve. Une seconde couche « canadienne » s'ajoute donc, de bonne heure, à la couche acadienne de la Baie-des-Chaleurs. Aux Landry, Leblanc, Cyr, Thibodeau, Dugas, Bugeaud, Bourg, Normandeau, Fugère, Boudreau, Berthelot, Arsenault, Bernard se joignirent des Audet et des Lapointe, des Porlier, Lévesque, Goulet, Massé, Parent, Bérubé, Leclerc, Mercier ainsi que des Loubert et des Guité.

Les aventuriers : Pierre Loubère et Claude Guité

Pierre Loubère et Claude Guité sont des soldats français enrôlés pour défendre Québec et la Nouvelle-France. Pendant la traversée de l'Atlantique, ils sont faits prisonniers par les Anglais et envoyés aux Antilles. Après de multiples aventures, ils reviennent au Québec.

Loubère participe à la guerre américaine aux côtés des Anglais et, en échange des services rendus, on lui donne un domaine à Maria. Il s'y installe et fait venir son ami Claude Guité à qui il cède une partie de ses terres. C'est ainsi que s'est constitué l'est de Maria, de l'église jusqu'à la réserve autochtone.

Les premiers marchands

Le commerce se trouve d'abord aux mains des Anglais: Campbell, Rudolph et Clapperton. Même un marchand de Carleton, John Meagher, fera du commerce à Glenburnie pendant plusieurs décennies. Puis le pouvoir passe graduellement aux mains des francophones: Jean-François Guité deviendra un puissant marchand aux alentours de 1900. Guité et Clapperton sont élus députés, l'un au fédéral, l'autre au provincial, la même année, soit 1897.

Le territoire

Le territoire de Maria était plus grand au XIXe siècle qu'il ne l'est aujourd'hui. À cette époque, Maria englobait la paroisse de Saint-Jules et s'étendait de la rivière Cascapédia jusqu'à l'actuel terrain de golf de Carleton. Ce n'est qu'en 1899 que Saint-Jules s'est détaché de Maria et en 1920 seulement que les limites de Maria et de Carleton ont été changées.

La vocation

Maria fut longtemps divisée en deux parties distinctes : l'est, qui vivait surtout d'agriculture et l'ouest, peuplé de pêcheurs, de tonneliers et de marchands.

Si Maria s'est longtemps cherché une vocation, passant par la construction navale, les forêts et l'agriculture, la paroisse se démarque enfin par la coopération vers 1900 et le secteur de la santé à partir de 1945.

Les Autochtones

On ne peut passer sous silence la présence d'une communauté autochtone : les Micmacs de « Gesgapegiag » (mot indien qui signifie « rivière qui s'élargit » faisant référence à l'embouchure de la rivière Cascapédia). En 1810, on estimait sa population à une centaine d'âmes. Aujourd'hui, on l'estime à près de 1 000. On ne peut oublier que, dans les années de la déportation, les Autochtones ont joué un rôle important auprès de la population en lui apportant aide et secours et en lui donnant des conseils pour survivre. Aujourd'hui comme hier, ce sont des gens de bon voisinage.

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